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04.07.2008

Vrai/Faux : En cas de SEP, il est obligatoire de prévenir son employeur

FAUX

Il n'y a pas d'obligation légale. Néanmoins, le retentissement de la SEP sur la vie professionnelle peut nécessiter un aménagement de poste ou d'horaire, difficile à mettre en place sans la participation de l'employeur. Avant d'entreprendre une démarche auprès de son employeur, il est recommandé de s'adresser au médecin du travail et, éventuellement, à une assistante sociale.

Le médecin du travail est soumis au secret professionnel. Le fait d'exercer dans une entreprise publique ou privée ne porte pas atteinte à son indépendance sur les plans médical et éthique. Le rôle du médecin du travail consiste à éviter toute altération de la santé des salariés du fait de leur activité professionnelle.

Le médecin du travail peut intervenir, en accord avec le patient, sur l'amélioration des conditions de vie et de travail dans l'entreprise, l'adaptation des postes et les rythmes de travail.

Source : Idées vraies/fausses sur la sclérose en plaques - édité par biogen idec.

Commentaires

Effectivement... Je l'ai dit à mon "chef" dès que le diagnostic a été posé, car j'étais déjà en fauteuil et avais des besoins spécifiques. Il a été génial.

Par contre, quand il est parti, il a été remplacé par un type pas clair qui s'est avéré être un harceleur moral (on a été plus de 25 victimes, dont près de la moitié se sont retrouvés en arrêt ou ont demandé leur mut.

Moi, mon lieu de travail, c'était ma "maison", j'y avais mes amis... Je me suis accrochée, et ai finalement craqué au bout de 4 ans, là où des collègues valides n'avaient pas tenu 1 an... Il faut dire que, prof, je n'avais pas beaucoup de choix de lieux de travail accessibles, et comme en plus je suis spécialisée dans des filières rares, encore moins.
J'ai donc amèrement regretté que le diagnostic se transmette (tout le monde savait sauf les élèves)! A raison de 4 poussées invalidantes au moins par an à chaque conflit, ma neuro m'a mise en CLM pour que je ne finisse pas grabataire, car ces conflits me détruisaient (pour avoir ma journée de libre soins et kiné, alors que mes collègues valides obtenaient 2 journées de libre! Pour qu'on répare l'ascenseur... Il n'appelait pas OTIS avec qui on avait pourtant un contrat 48h prioritaire, il me pourrissait mon emploi du temps: 8h tous les jours et plein d'heures creuses, ce qui signifie plus de 12h au bahut (arrivée 7h, retour 19h, plus tard en période de conseils de classe!), je dépends d'un transport handicapé, le GIHP, qui ne pouvait me prendre que tôt, et pour le retour, heure de pointe, pas toujours le choix!)
Bon, pour un lieu de travail aménagé, et pour continuer à bosser, on est parfois "obligé" pour des raisons pratiques ou financières de le dire... BIZ

Ecrit par : Handi@dy | 04.07.2008

Tiens comme mon histoire est similaire !

Il y 6 ans, j’ai également pris aussi la décision de le dire : Période de l’attribution du statut de travailleur handicapé et d’une reconversion professionnelle. J’ai accepté un contrat aidé de 30 heures pour démarrer et pour mieux gérer le suivi médical et en contrepartie, j’ai pu obtenir un aménagement des horaires
et de faire quelques heures supplémentaires que j’adaptai en fonction de ma fatigue et des besoins de mon activité (Technicienne maintenance informatique) : Bref une vrai souplesse. Et financièrement ce n’était pas négligeable !

Puis il y a un an, changement de direction : Ce dernier a remis tous mes acquis en cause prétextant qu’il n’y avait pas d’avenant au contrat initial : Résultats « Finies mes heures supplémentaires à la carte, primes, souplesse d’horaires etc. Et évidemment pas d’autres solutions proposées pour améliorer ma situations financière qui s’est dégradée à fortiori : « vous êtes à 30 heures et vous y resterez ».

De plus, son attitude n’est pas des plus cavalière : elle se traduit par « des haussements d’épaules » ou « des réflexions du genre : « tout le monde a des troubles visuels » …..à cause du temps que je dois prendre pour ma maladie (poussées ou hospitalisations programmées une fois par mois pour Tisabry) : je crois qu’il ne sait pas de quoi il parle …

J’ai finie par prendre contact la semaine dernière avec un conseiller de Cap Emploi afin qu’il puisse me faire parvenir des offres d’emploi ! Ce n’est pas gagné (à 49 ans) mais ne rien faire, serait m’exposer à une démission si la situation se dégrade les jours de conflits ou stress avec ce nouveau responsable !
Mieux vaut prévenir…

Alors le dire ou ne pas le dire : Cela dépend vraiment de qui l’on a en face de soi !


Coco33

Ecrit par : corinne | 05.07.2008

les malades ne sont pas forcément aidés au sein de leur entreprise malheureusement et je ne pense pas que tous les patrons savent ce que c'est qu'une SEP comme beaucoup de gens alors !!!!
le médecin du travail est là pour aider mais bon reste qu'une fois que la maladie vous rattrape , garder une activité professionnelle comme avant ca reste dans la majeur partie des cas une illusion !!!
marilyn

Ecrit par : marilyn | 07.07.2008

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