01.07.2007
Le GIHP et Claude Apffel

Confessions intimes avec Claude APFFEL,
Directeur du Groupement pour l’Insertion des personnes Handicapées Physiques Lorraine.
Président de la société picarde de transports adaptés.
Membre du directoire de Synergihp.
Son histoire :
« Je suis entré dans le monde du handicap en intégrant le GIPH. Auparavant, je travaillais dans le secteur pétrolier, dans le monde « marchand ». Le secteur du handicap me semblait être un autre monde. Aujourd’hui ce ne l’est plus, ces deux mondes ne font qu’un, pour moi.
J’ai découvert la sclérose en plaques à travers mon travail, puisque l’entreprise que je dirige transporte des personnes atteintes de cette pathologie. Je m’y suis intéressé, et j’ai ainsi développé des relations privilégiées avec des personnes atteintes de sep et des associations s’en occupant.
Aujourd’hui, je mène avec fierté le combat du GIHP, dont les concepts fondateurs résonnent toujours aussi fort dans les actions menées : se battre, contre la maladie, contre les préjugés, et pour l’autonomie, la libre pensée et le libre de choix de mener sa vie comme la personne l’entend.
Son apprentissage :
Afin de découvrir ce monde nouveau qui s’ouvrait devant moi, j’ai passé beaucoup de temps dans un foyer, qui accueillait des étudiants handicapés.
Cette expérience fut extrêmement riche d’apports, dans tous les domaines.
Cela m’a permis d’adopter la juste attitude face aux personnes handicapées : c’est-à-dire ni trop, ni trop peu.
Côtoyer des personnes atteintes par la maladie permet de relativiser les choses, et de discerner les choses les plus importantes du superflu.
La philosophie du GIHP :
Le GIPH fut créé par des étudiants handicapés, qui avaient a cœur de prendre leur destin en main : à l’origine, le sigle GIHP signifiait « groupement des intellectuels handicapés physiques ».
La philosophie était donc la lutte pour l’autonomie et la maîtrise de son destin, même lorsque l’on vit avec un handicap, quel qu’il soit.
Ils ont alors commencé à mettre en place et à développer des moyens de combler les lacunes existantes dans des domaines comme l’hébergement, le déplacement, le maintien à domicile, l’accessibilité…
Cette philosophie perdure et continue à faire son chemin et s’épanouir, avec, par exemple l’apparition et le développement de nouveaux services : le transport, les aides à domicile, et aujourd’hui un service de coiffure et de soins esthétiques à domicile. Car bénéficier de soins permettant de se sentir bien dans son corps n’est pas l’apanage des « bien-portants » !
Sa vision des personnes malades :
Je pense que se battre contre le handicap est la bonne voie, car la maladie, lorsqu’elle est acceptée, décuple l’énergie de ces personnes, leur combativité et leur désir de vivre.
Effectivement, le handicap peut perturber l’environnement, par méconnaissance de ce que vivent ces personnes. Personnellement, je suis admiratif de ces personnes qui gardent le désir de maîtriser leur vie, malgré toutes les difficultés qu’elles vivent.
En outre, ces personnes développent un charme fou. Il émane d’elles une séduction hors du commun. De ces personnes se dégage une perception différente : ce n’est plus de la séduction uniquement physique, mais une séduction hors limite : la séduction à l’état pur.
Propos recueillis par Gaëlle Didierjean (bénévole de Notre Sclérose).
06:30 Publié dans 21 - Quand les associations sont indispensables | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : Sclérose en plaques, GIHP, sep, mp, multiple sclerosis, ms |
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