23.05.2007

Prévalence mondiale de la SEP

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Il existe des différences ethniques, ce qui est en faveur de l'implication des facteurs génétiques dans l'émergence de la maladie. Ainsi, des études américaines ont démontré que les individus de race blanche sont ceux qui ont la plus forte susceptibilité à développer la SEP par rapport aux autres ethnies asiatiques et afro-américaines.

On observe une répartition géographique caractérisée par une différence Nord-Sud. Ainsi, la SEP est une affection commune en Europe du Nord, en Amérique du Nord et en Australie alors que sa fréquence est faible en Afrique, en Amérique du Sud, en Orient et en Inde. La France appartient à une zone de risque intermédiaire. Plus surprenant, ce gradient est aussi grossièrement respecté au sein même de l'Europe continentale, entre les pays du Nord et du Sud et peut même être observé à l'intérieur de certains pays.
Ces différences ne peuvent être expliquées par les seuls facteurs génétiques. Elles prouvent même la participation de facteurs environnementaux. Ainsi, il est prouvé que si un individu quitte son pays d'origine avant l'âge de 15 ans, le risque de développer la maladie devient celui de son pays d'accueil. En revanche, si l'émigration survient après l'adolescence, il conserve le risque de son pays d'origine.